Grève dans le secteur éducation : aucun engagement du gouvernement à ce jour pour une sortie de crise.

lundi 13 mars 2017
par ella nsourou emile fulgence
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Débutée le 31 octobre 2016, la grève des enseignants dans le secteur de l’éducation n’a toujours pas trouvé une issue favorable malgré la volonté affichée par les syndicats (CONASYSED, SENA) de trouver une sortie de crise. En effet, pendant que le SENA était en négociation avec le gouvernement, ce dernier a décidé de la suspension des salaires de 807 enseignants et de la radiation de 19 autres au seul motif qu’ils sont en grève. Une décision en violation des textes réglementaires.

Cette grève, qui avait été suspendue le 30 janvier 2016 après deux semaines d’arrêt des cours, porte sur les revendications suivantes :

- Les effectifs pléthoriques (salles de classe surchargées jusqu’à 150 élèves/classe en moyenne) ;
- Le manque de structures d’accueil des élèves admis en sixième ;
- Le manque de table-bancs dans les salles de classe ;
- Le recrutement et la formation des enseignants (manque d’enseignants au secondaire surtout dans les matières scientifiques) ;
- La suppression de l’approche par les compétences de base comme approche pédagogique dans les établissements du premier et du second degré (méthode en vigueur mais non appliquée depuis quatre ans) ;
- La prise d’un texte réglementaire fixant la journée du 23 mars comme journée nationale de l’enseignant ;
- La mise en place des commissions paritaires au Ministère de l’Education Nationale ;
- Le payement des primes (prime pour la participation aux examens : BAC, BEP, ENI... ; prime d’incitation à la performance PIP...).

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Si certaines revendications ont trouvé un début de solution notamment la distributuion de table-bancs, la plupart n’a malheureusement pas été résolu. Toutefois, pour sortir d’une crise qui s’enlise, une séance de travail, demandée par le SENA, a eu lieu avec le Ministre de la Fonction publique et celui de l’Education Nationale. Au cours de cette rencontre, qui a eu lieu le 06 février 2017, le SENA a proposé qu’une reprise normale des cours est conditionnée par le payement, dans l’urgence, des primes dues et de revoir pour plus tard, la résolution des autres points de revendication dans un chronogramme consensuel. Le gouvernement, a donné son accord de principe qui n’a malheureusement pas été suivi d’effets. A la grande surprise des partenaires sociaux, il a plutôt décidé la suspension des salaires de 807 enseignants et la radiation de 19 autres. Une décision qui a radicalisé les enseignants et a fait descendre dans la rue, les élèves et les parents d’élèves.

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Vu la gravité de la décision et la tension grandissante, l’ONG EDUCAF a proposé une médiation de sortie de crise par l’élaboration d’un plan dénommé Plan OULABOU, de commun accord avec les partenaires de l’éducation représentés par les associations de parents d’élèves, les coopératives et mutuelles des élèves et étudiants et les syndicats en grève. Ce plan, qui sera présenté au gouvernement et à la communauté internationale, propose un plan d’urgence de sortie de crise avant le 20 mars 2017. Date après laquelle il serait difficile pour le gouvernement, de valider cette année académique.


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